Quand Picolo rencontre Dali.

27.01.2017

 

 

En ce soir de 26 janvier le ciel n’est pas décidé à laisser la Picolo Team s’essouffler sur les tours de piste comme à chaque milieu de semaine. La poste est à nouveau en grève, en cette période de mercato s’il continue il va finir à la SNCF, les 32 kilomètres d’il y a 2 dimanches l’ont sans doute amputé d’un poumon, d’un foie, ou plus simplement d’un moral. La section jeunes est bien sûr aux abonnés absents, on ne peut pas leur en vouloir bien courageux qu’à 15 ans ils soient encore là avec l’hiver que nous traversons. Le kiné philosophe a préféré lui déclarer forfait les mécaniques de haute précision ne supportent pas la pluie. Même ma vaillante adjointe a pris la précaution de me téléphoner pour ne pas avoir de scrupules de m’abandonner à mon triste sort. J’ai bien senti qu’elle devait danser sur sa table lorsque magnanime je lui ai dit « Reste à la maison c’est pas la peine de venir » ;

 

Je me lance donc tout seul à l’assaut de la pluie vers 17h45. A ma grande surprise en retournant sur la piste pour 18h30 afin de demander à un éventuel jeune courageux de rentrer chez lui, je trouve la voiture de maman Picolo garée là. A mon arrivée Picolo en sort manifestement décidé lui aussi à braver les éléments. Tiens me dis-je, il a dû avoir une sacrée mauvaise note pour que sa propre mère l’abandonne sous un vent et une pluie glaciale pour rejoindre son inCONscient de père. A ce sympathique duo de doux idiots se joint un non moins sympathique inCONscient brignolais. Ainsi, nous décidons devant la colère du ciel de nous replier dans la désormais célèbre zone de Point P.

 

Tout en devisant, tant qu’à avoir l’air de pauvres types autant que ce soit dans la bonne humeur, nous nous rendons à notre rampe de lancement. En effet, le geek brignolais complètement accroc de strava et de ses segments (pour les béotiens voir mon post nommé Strava aller), nous explique qu’il y a un segment sur un tour de 800 mètres dans la zone et que contre mauvaise fortune bon cœur quitte à être sortis de la piaule, autant essayer de le faire sauter. Il prend un malin plaisir à imaginer les têtes de certains de nos amis si jamais ces derniers devaient constater sa victoire.

 

En ce qui me concerne, très prudemment je déclare forfait expliquant à mes deux comparses que j’ai un peu de mal moi aussi à me remettre de ma sortie dominicale et que je n’ai manifestement pas les jambes pour batifoler en leur compagnie. Le brignolais est ultra motivé et mon Picolo, en confiance ces derniers temps, se met lui aussi à tirer des plans sur la comète. Il faut vous dire que Picolo a bien sûr oublié sa montre et que pour qu’il puisse être repéré par le satellite je consens à lui faire don de la mienne. Une fois le bracelet à son poignet, le départ est donné, je me cale derrière en spectateur.

 

Comme à son habitude Picolo démarre fort, fougue de la jeunesse, mais à la fin de la première montée il semble marquer le pas. Le brignolais en fin tacticien le passe donc et prend quelques mètres d’avance. Dans la descente qui suit Picolo déploie ses compas et finit par repasser (sauf que là il le froisse) son adversaire qui doit faire trois pas chaque fois que la jeunesse en fait un. Ce qui devait arriver, arriva Picolo triomphe. Après m’avoir rendu mon GPS, nous rentrons donc à la maison mes deux compères se réjouissant du bon tour qu’ils viennent de jouer et se délectant par avance du classement général du segment.

 

Afin d’arrondir la séance, je rentre à pied et je me dis en voyant partir la voiture de maman Picolo qui emporte sa progéniture que je dédie les 3 kilomètres qui me séparent de mon antre au Parisien du Team des « in bornus » cloué par un mollet récalcitrant. Lorsque j’arrive Picolo ne tient plus, il se jette sur ma montre, la branche à l’ordi pour constater son triomphe. Et là HOORREUR …

Il constate bien que l’improbable équipe du soir truste les 2 premières places mais l’ordre n’est pas celui qu’il espérait. Malgré sa victoire sans appel, il est classé SECOND à 9 secondes.

 

Et là me revient en mémoire un épisode sur la montée de St Mitre où malgré le fait que j’avais déposé notre nouvel ami, j’avais constaté avec amertume que j’étais moi aussi classé derrière sur le segment. En clair, il semblerait que le GPS de notre informaticien tourne un peu moins vite que les GPS de la Picolo Team. Si j’avais un doute sur ma montée de St Mitre, là aucun doute possible, Picolo a fini devant. Il y a tricherie…

 

Je me dois donc de dénoncer cette supercherie, j’avais un temps évoqué la non-fiabilité des satellites brignolais qui semblaient donner des vitesses sur-évaluées lors de nos premières séances partagées avec le duo de joyeux pitres. Lorsque le geek après étude poussée m’en faisait les comptes rendus, je trouvais qu’il s’enflammait souvent sur les vitesses annoncées. Je comprends maintenant l’un étant chauffeur routier, je pense que les GPS sans doute polonais sont tombés tout simplement du camion.

 

En attendant Picolo après avoir dévasté le frigo arrêtant la gabegie au moment où il ne restait plus qu’une seule alternative bouffer le chien ou sa sœur, part se coucher en maugréant. Je ne peux lui m’empêcher de lui crier hilare qu’il ne suffit pas d’avoir des guiboles, si au poignet on a des montres molles, qu’à l’heure de partir au lit, c’est bien d’avoir une pensée pour Dali, et que malgré ses grands pinceaux le brignolais s’est joué de Picolo.

 

Circonspect Picolo semble s’interroger sur le sens de tout ça, car à mon grand désarroi si ce soir il a pris un véritable bouillon, ce qui est sûr c’est que ce n’était pas un bouillon de culture…

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